Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 12:56

Bonjour,

 

 

Déménagement (presque) terminé !

Si vous voulez suivre mes trépidentes déconfitures face à la vie politique, mon goût pour la crise, et mes impressions très subjectives de l'actualité, n'hésitez pas à me rendre visite sur blog.fontignie.be. Il est tout frais, tout chaud et n'attend que vos critiques acerbes !

 

 

Tout ça ne regarde que moi, mais vous voilà prévenu.

A bon entendeur,

J.F.

Par Julien Fontignie - Publié dans : Actu
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 23:49

 

Bonjour,

 

 

17h, quelqu'un sonne à la porte de l'immeuble.

Au parlophone, une voix féminine m'annonce : 

"Bonjour, c'est pour la réduction des couts d'électricité et de Gaz". 

 

 

Dans ma tête : Ah, comme l'année dernière, cette histoire de remboursement de l'Etat fédéral pour combler l'augmentation du prix de l'énergie ? Sans doute un contrôle pour voir que j'habite là et faire le match dans leurs fichiers.

 

Pas du tout. C'est NUON, prononcer "nuwone", qui fait du démarchage.

Je l'ai foutue à la porte, cette conne qui gruge les gens en ne se présentant pas pour ce qu'elle est : Une démarcheuse d'une société privée avec un set de pub sous le bras.

Elle s'en est offusquée; j'ai été obligé de le lui expliquer avec des mots simples, avant de claquer la porte, que son boulot était franchement pas reluisant... "Témoin de Jéhovah" ai-je ajouté. 

 

Mais bon. Elle joue le jeu, elle fait son boulot. Son employeur, chez qui je n'irai donc définitivement jamais, n'est pas foutu de faire de la pub passive, il faut venir me spammer avec des humains ! Et elle, exploite la bonne fois des gens. Un p'tit vieux n'aurait sans doute pas été aussi critique (et méchant) que moi. 




Quel rapport avec ce qui suit ? Aucun. Mais je voulais le dire : N'allez pas chez Nuon.  

 





Deux façons de faire. Deux voix différentes. Deux voies différentes. 

 

 

La première c'est y aller franco. S'y essayer. Remonter. Se remettre à jour, et reprendre du poil de la bête. Se battre, ne pas se laisser faire et arriver en haut : Aller à NYC et gagner. Et après s'exprimer. 

 

La deuxième, c'est ne pas encore y aller. Mais essayer de rester visible. Un teaser, puis un second disant qu'on va pas l'faire. Puis une mise en scène télévisée aux journaux du soir. Pour préparer, faire gonfler, faire parler de soi, se mettre en avant. Et puis, peut-être le faire. Remonter, se remettre en forme, se relancer ; Et puis aller à peut-être Paris, à Melbourne ou à Londres. Et peut-être gagner, mais le dire.

 

Vous voyez de qui je parle, hein ! Pas de Michael Jordan, qui s'est tiré du Basket pour faire une saison de Golf puis retourner au Basket (et continuer les succès). Ni Mickael Schumacher qui dit qu'il va le faire (puis tout le monde achète un ticket pour renflouer les caisses de la Région Wallonne) et qui n'y va finalement pas (bien fait !). 


Je parle de Kim et de Juju... Celles-là même qui ont fait que le plus con des Russes ou des Américains sait que la Belgique existe... Celles qui ont tout gagné (enfin, en tout cas à comparer avec les autres sportifs belges depuis toujours, exception faite d'Eddy Merckx, Jean-Michel Save et George Lemaître), tout réussi, tout remporté, battu les meilleures en simple comme en double ! 

 

 

Mon avis? 

Que La Fontaine a sûrement écrit une fable la-dessus, et qu'elle se termine très mal pour l'orgueilleuse qui fait du blabla au lieu de s'y mettre. 







D'ailleurs, j'arrête de parler, j'm'y mets.

 

 

Tout ça ne regarde que moi, mais vous voilà prévenu.

 

 

 

 

A bon entendeur,

 

 

J.F.

 

 

Par Julien Fontignie - Publié dans : Actu
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 23:30





Bonjour,

 



Il y a chez les profs, comme partout ailleurs, des fainéants. Je m'adresse à ceux-ci en leur donnant l'occasion d'un contre argumentaire, sinon à tout épreuve, au moins évitant les écueils les plus probables, cela entièrement gratuitement sans aucun effort de préparation... (attention, une note d'humour sarcastique s'est peut-être glissé dans le texte). Je vous invite, vous qui avez l'habitude de réagir au quart de tour, d'insérer ci-après vos bonnes idées pour enrichir l'argumentaire. 

 

 

Je ne suis bien évidemment pas prof (qui l'eut cru !)! Du coup, je me sens beaucoup plus libre pour en parler ! Et puis, comme j'ai vu que certains faisaient passer leur vision de la chose, je me suis dit : Pourquoi pas moi ! (pour toute critique, je reçois les parents qui désirent me voir le soir de la remise des bulletins ainsi que la veille de chaque congé)

 

 

 

 

 

Contre argumentaire à l'usage des professeurs.

 

 

 

Suite à la fausse-proposition-vraie-réflexion de Madame la Ministre de l'enseignement obligatoire de la Communauté Française de Belgique Marie-Domique Simonet (le titre mégalong, ça en jette !), concernant une augmentation potentielle de l'horaire obligatoire des professeurs de 20 à 22h et de 22h à 24h. Remous !

Les enseignants de tous bords sont montés au créneau, non comme en 40, mais presque comme en 96, avec arrêt de travail et plus à venir. Mais j'y reviendrai. Et donc, naturellement, les médias en parlent, et tout chacun aussi. Lui pense que les profs ceci - elle pense que non, et chacun y va de sa petite pensée ; surtout chez ceux qui ont des enfants, la plupart des autres n'en ayant rien à foutre. 

 

 

 

Tiens donc. Analyse. 

Evitons fautes, raccourcis, suppositions extrapolées, imaginaire projeté et autres fantasmes délurés...  (ou pas, c'est si drôle de faire de la politique de bas étage (qui a dit bas de plafond?))

 

 

Avant de me lapider, je précise que je ne suis pas pour que les profs travaillent plus ou moins : je m'en fous comme de mon premier banc d'école... Ce qui m'intéresse c'est qu'un prof fasse son boulot pour éduquer et transmettre savoir et savoir faire à la jeunesse d'aujourd'hui ; de leur inculquer l'envie d'apprendre et de construire dans le respect de chacun et pour un monde meilleur !  (Je sais, je divague). Bref, j'aimerais qu'ils fassent bien leur boulot et donc que leur cadre y soit propice.

 

L'éducation est la clé du développement d'un pays. C'est le meilleur et plus rentable investissement à long terme pour un peuple. Tout le monde sait ça, mais curieusement on l'oublie subitement quand on devient ministre (ou parlementaire de la majorité).  

 

 

1. Il vaut mieux éviter de prendre la mouche !

Il (ne) s'agit (que) d'une réflexion du ministère. Rien de réel, pas de planning. Tout ce stress pour "juste" une idée, le fait de gonfler tout ça pourrait laisser à penser que vous ne voudriez pas mettre la main à la pâte pour relever le pays de la crise. Attention, certains pourraient trouver que cette emballement soudain est suspect... Je comprends l'inquiétude, mais je trouve cela relativement exagéré vu que les responsables syndicaux sont en ce moment à la table des négociations... Bon, c'est bien de donner le ton, mais faudrait pas commencer à venir brûler des voitures et casser des vitrines. C'est bien trop tôt !



 



 

2.Ne parlons pas des sales banques plein de parachutistes en or qui ont causé tout ceci. 

Remettre la cause de ces économies sur la table et s'en offusquer ne résoudra rien. L'objectif de la ministre est de boucler son budget... Elle n'a pas décidé d'avoir insuffisamment de fonds, n'est pas responsable de la crise et du manque de moyen.
Il y a dix ans, c'était autre chose... Il y a vingt ans encore autre chose. Je présage que dans 10 ans, la prochaine réforme aura aussi une cause, tout aussi déprimante et tout aussi dévastatrice ! Je ne suis pas fataliste, mais se plaindre d'une chose passée n'a jamais aidé à construire le futur. Par contre, si vous avez des bonnes idées pour remplir les caisses de l'Etat ou mieux dépenser/disposer de l'argent, dites-le ! C'est toujours bon à prendre. Proposez par exemple d'arrêter d'autres dépenses que celle de l'enseignement. Les artistes, par exemple, ceux qui n'ont déjà rien pour vivre. Ou les éducateurs, qui sont encore plus mal payés que les profs... Enfin, de xxx_bonnes idées !








3. Arrêtons de mal compter. Et arrêtons de compter tout court, quand on aime on ne compte pas (ou alors on compte tout !)

Finalement, puisqu'on aime les maths, calculons... Un prof dans le public qui preste 22h, preste en réalité 3h39 de moins qu'un prof qui presterait 22h dans le privé. En effet, le temps change : dans le privé, une heure, c'est 60 minutes, pour seulement 50 dans le public. A supposer qu'un employé dans le privé travaille le même nombre de jours qu'un prof, 40 semaines à la grosse louche, cela ferait 6 jours de plus par an pour le prof du privé au même horaire hebdomadaire.

Vous comprendrez qu'on ne doit pas compter comme ça : 

Tout d'abord, les heures prestées en classe ne sont pas les seules heures de boulot. Arrêtons de nous baser sur ça, c'est à cause de ça que les jeunes cadres dynamiques qui font 60h par semaine ne comprennent pas vos complaintes. 

Un tout jeune prof met jusqu'à deux heures à préparer une heure de classe ; un prof mûr (un vieux) continue a avoir des préparations pour mettre ses cours à jour, ainsi qu'une chiée de corrections... Sans parler des heures supplémentaires jamais comptées et pourtant prestées : Les heures de cours + les prépas et les corrections (bricolages compris) + Les heures de surveillance de la récréation et du dîner + la garderie du matin et/ou du soir + les fancy-fairs + les réunions de parents + les soupers aux moules + les délibés + repeindre voire reconstruire la classe + Les classes vertes, de neige, de ville + les excursions + les championnats inter-écoles + l'organisation du jeu des dictionnaires (mais c'est plus rare), etc. etc. Donc, 20h semaine, c'est un peu réducteur. L'un d'entre vous à déjà fait le total ? 

 

On peut aussi compter d'une autre manière : 50 minutes de cours donné = 50 minutes de travail effectif : pas de pauses café, pas de rêveries, pas de réflexion sur soi-même, pas d'établissement de la liste de course, pas de check des mails privés, pas de papote avec Jocelyne de la comptabilité, pas de drague au département Marketing ou HR, pas question d'aller en griller une avec Thierry, ni d'aller faire caca ! Jamais pendant les 22 x 50 minutes prestées, en tout cas ! A part peut-être un prof de gym qui envoie ses élèves courir autour des deux ponts de Huy, hein !, les autres doivent encadrer, expliquer, surveiller, ré-expliquer, s'énerver, rire (ouf!), pleurer (parfois), raconter, passionner, inviter, regarder, écouter, écrire, chanter, dessiner, se concentrer et faire se concentrer une jeunesse décadente (et je sais de quoi je parle, j'en faisais partie !)... C'est donc du full-time job pour les heures comptées. 









4. N'opposons pas le salaire de misère en réponse au reproche des congés !

Continuons dans les maths : sachant que dans le privé, un employé a en moyenne 22 jours de congé. Un professeur reçoit lui, jours fériés légaux et weekend non inclus, 4 jours à la Toussaint, 8 jours à Noël, 5 jours à carnaval, 9 jours à Pâques, et 38 jours pendant les "grandes vacances". Pour un total de 64 jours ! Waw ! : j'ai envie de dire... Mais NON. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. 

D'abord, les 38 jours des grandes vacances, c'est pas des vacances. Ce sont des congés sans solde. Y a pas si longtemps, les vieux profs s'en souviennent, ils étaient payés 10 mois par an. Ils ont deux mois de plus maintenant ? Non plus ! Merci de suivre. Aujourd'hui, ils ont l'équivalent de 10 mois étalé sur 12. Ca permet de faire un budget plus facilement, mais pas de faire plus d'argent. Merci d'en tenir compte dans les calculs. 

Donc, ça ne fait plus que 26 jours de congés payés. C'est autrement moins. Et pas très loin des 22 jours. Sachant qu'un employé de banque ou un fonctionnaire classique a généralement plus de 30 jours, ça réduit nettement le côté suuuuper avantageux du "oui mais vous, vous avez plein de congés!", a fortiori quand on a pas le choix des dates de vacances qui tombent TOUJOURS dans les périodes les plus chères pour partir... Et on a pas encore parlé du salaire. D'ailleurs, on en parlera pas : 








 

 

5. Ne parlons pas d'argent, ça ne se fait pas. 

Des pommes et des oranges, on dirait en anglais. En Français, ce serait plutôt des pommes et des poires. Quand je discute revenus avec un plombier, un médecin ou un fonctionnaire européen, je suis assez horrifié de voir combien je gagne : Des clopinettes ! Mais je ne peux pas forcément comparer de manière objective mon salaire net, déjà taxé, avec ma garantie de chômage si je perds mon travail, avec mon assurance santé, hospitalisation et groupe, ni parler de congés, ni même remboursement des frais de transport, les chèques-repas, les voitures de société, les voyages, les cheques cadeaux et autres avantages en nature... Parce qu'on compare pas avec des indépendants ou des gens non-taxés qui n'ont aucun avantages semblables, ne commencez pas à parler de salaire avec quelqu'un du privé : Vous n'en sortirez pas !!! 

On vous sortirait rapidement l'idée du boulot "à vie" : On est toujours nommé dans l'enseignement, cher fonctionnaire-indéboulonnable... (et on vous ressortirait les vacances scolaires voir point 4, ou les fin de journées à 15h35 voir point 3.). Pas la peine de dire qu'un prof n'a d'autre ambition que d'être prof, ce n'est juste que trop réducteur : Le monde de l'enseignement regorge d'intéressantes perspectives d'avenir, malheureusement limitées au statut de... statutaire : une fonction demande un diplôme... Allons-y ! Un doctorat, et après la thèse, hop ! Une chaire de professeur à l'université machin. Quelle belle promotion. Pardon ? Ce n'est pas de l'enseignement obligatoire ? Juste... Je m'égare. Bref, sous-directeur, directeur, préfet de discipline : 3 promotions par quart de siècle pour 100 profs potentiels. C'est vrai que c'est pire que dans le privé !!!  









6. Ne faisons pas d'arrêt de travail, de grève ou de manifestations : ça ne sert à rien (pour l'instant).

Je vous avais promis de reparler de 1996, l'année ou je n'ai rien appris si ce n'est que faire des manifestations ne sert à rien : Quand l'état est exsangue, il ne paye plus. Et donc, nos manifs, c'était drôle, mais on s'est quand même retrouvés à 30 par classe l'année suivante. Et c'est pas faute d'avoir gueulé. 

Les arrêts de travail : Comment ça se passe ? Prenons une école secondaire classique : dans la grande salle des profs, à 10h45, tous les profs se rassemble, et Phillipe et Julie (pas la grosse, la prof de géo), tous deux représentants syndicaux (un rouch, un vert), expliquent à tous leurs collègues sauf à Louise et Jean-Luc qui en ont rien à foutre, ni à Mademoiselle Belet et Noémie qui surveillent les élèves, la situation et l'avenir peu enviable que leur prépare cette 12ème ministre de l'enseignement en 15 ans (j'ai pas compté, hein). Après Christian Ducont, on a Marie-Dominique Tamère qui veulent tous nous faire travailler plus. (oups, je me laisse aller, là)... Prenons, une école primaire classique : Pas d'arrêt de travail, on doit garder les enfants. En maternelle, n'en parlons pas. Mais surtout : Ca énerve les parents !!! 

Que faire ? En parler, expliquer le pourquoi et ne pas se mettre les parents à dos ! Envoyer des émissaires, pendant que les autres garde les élèves, demander de l'aide et impliquer les parents : l'opinion publique, celle qui vote, c'est elle qu'il faut utiliser. Mais pas trop tôt : sinon, on fait 4 mois de grève, sans donner cours et ça fait chier le directeur/sous-directeur/éducateurs et ça fait chier les parents et... ça ne donne aucun résultat. (refrain: ) c'était biiiiennn, c'était choueeeetteuh... (en rapport avec Onkelinx et cette excellente chanson de Dave, pour les béotiens). Parents-partenaires ! (Cahier 48 de la farde de l'animateur scout)






 

 

7. On va pas nous virer, donc pas de calculs savants entre 24 et 22h sur combien ça fera... 

(je cite) d'un mauvais article

"Prenons 100.000 enseignants (C'est à peu près ça en communauté française.)

Supposons que comme le sous-entend notre ministre ils travaillent tous 22h au lieu de 24h.

On change la donne et tout le monde bosse 24h semaine.

100.000 profs x 2 heures en plus = 200.000 heures de travail.

200.000 heures divisées par 24h/prof = 8333 profs qu'on peut foutre à la porte puisque ce sont les 92.000 autres qui font leur piquer leurs heures.

Voilà ce que veut notre ministre : Pas faire travailler plus les gens en place mais bien virer +- 8000 profs pour économiser leur salaire.

8000 profs en moins ça fera augmenter encore le nombre d'élèves par classe et par conséquent ne pourra que diminuer la qualité du boulot que ces fainéants de profs essayent de faire avec VOS enfants !"

 

Donc non, pas du tout. On va pas passer de 22 à 24 heures en une fois et partout. Matériellement, ce n'est pas possible. Ce sera donc par étapes. Les horaires seront adaptés. Et surtout, on va pas virer des profs. D'autant que le savant qui vient de calculer a nié trois importantes variables : La taille des classe, La localisation des écoles et la spécialité des profs. Non, les 8 heures qui restent pour le cours de chimie en Poésie et en Rhétorique (5A et 6C) de l'institut Saint Joseph à Gembloux ne pourront pas être données par le même prof d'art dramatique de la 5TQ qui donne déjà Français et Latin en 3C et Plomberie en 7P. Faut pas déconner, hein. Et celui qui me dit qu'il y a 6h de Chimie en 3B à Saint Louis à Liège et 10h à Don Bosco à Chimay aurait du écouter au cours de Géo :/ ! 

Et dans à l'école Primaire et Gardienne (oups, on doit dire Maternelle...), on va faire rester les enfants plus longtemps ?

 









Bref, vous êtes peut-être dans la merde, mais ne vous trompez pas d'argument parce que ça ne vous en sortira pas, et en plus vous passerez pour un fainéant. 

 

 

 






 

Alors, toi aussi, participe au "Contre argumentaire à l'usage des professeurs." Donne vite tes idées ci-après ! 

 

 

 

 

 

Tout ça ne regarde que moi, mais vous voilà prévenu.

 

 

 

 

A bon entendeur,

 

 

J.F.

 

 

Par Julien Fontignie - Publié dans : La Criiiise
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 16:49




Tout vient à point à qui sait prendre ses précautions, et An Apple a day, make your PC work in a better way (hum !).
Comme dans la fable de La Fontaine, vous savez, celle où l'animal rit de l'autre parce qu'il n'a pas pris ses précautions et que-je-te-l'avais-bien-dit... Et bien, oui, dans celle-là, et bien j'ai pris mes précautions !

Je roule dans une voiture qui n'a pas de roue de secours. D'après le constructeur, question de poids, d'espace, etc, etc... En fait, question de faire payer aussi cher sans mettre une roue en plus (Mais ça c'est une autre histoire...). Donc, j'ai pas de roue de secours. 
J'ai donc, à défaut de roue, pris Touring pour m'aider pour le cas-où. Et avec le package dépannage-partout-en-Belgique, j'ai aussi droit au magazine appelé Touring Explorer... 



Ce mensuel présente toute une série d'articles de fond, principalement tournés autour... de l'automobile. Cela semble logique, jusque-là. Entre des publicités pas si nombreuses, on retrouve des reportages qui sur la dernière berline allemande, qui sur balade en montage, en foret, ou n'importe où où il vaut la peine de se déplacer. Régulièrement, les conseils des journalistes franchement au courant de leurs sujets viennent aiguiller les automobilistes-abonnés sur les particularités d'un tel panneau ou de l'importance des éléments de sécurité dans les voitures, en ville, à la campagne, le soir, etc, etc. 

Donc en soi, un truc passionnant à lire aux cabinets (de toilette ou de dentiste, au choix), quand le dernier Petit Spirou ou la pub du Carrefour sont déjà lus. 


En dehors du fait que je reste sceptique sur l'intérêt de présenter des véhicules plus chers que la maison que je tente d'acheter, je réalise soudain que l'impression de puissance dégagée par la conduite d'un gros 4x4 est un besoin pour certains (je ne dirai pas que la taille du véhicule est inversement proportionnel à la taille du sexe de son propriétaire, car je conduis une smart et je ne suis pas hors normes...)... Donc, c'est pour certains une nécessité, comme pour moi une absurdité de continuer à faire (ou continuer de faire, on peut dire les deux) l'apologie de véhicules chers, dangereux (pour soi et pour les autres) et généralement extrêmement gourmands en carburants et donc en rejets polluants. 


Bref, ce magazine est pas mal torché. Du coup, mon étonnement sur l'édito crapuleux et totalement déplacé de la rédactrice en chef Hedwig Teck dans le numéro de Septembre 2009 (édito qu'on ne peut curieusement pas trouver ici dans la version électronique alors qu'on retrouve tous les autres articles).
 

Voici le contexte : Touring a contacté le gouvernement, "en sa qualité d'organisation de mobilité représentant plus d'1 million d'automobilistes/usagers de la route" (tous les commentaires entre guillemets sont des citations de l'article en question). C'est donc une bonne nouvelle ! Moi qui m'étais abonné pour une histoire de roue de secours, je ne pensais pas avoir donné mandat à ces gens pour aller parler en mon nom ! 
Touring Secours, Explorer et son ami Assurances ont donc contacté le gouvernement pour aborder "la problématique de la mobilité avec le réalisme nécessaire". Et bin... 






Et ça continue... Après avoir expliqué que Touring propose "un large éventail de modes de transport" et que, vous allez rire, "Touring n'est pas opposé au bon fonctionnement des transports en commun [...]"(vous m'en voyez ravi), ils enchaînent sur une suite forcément croustillante :
"Ce qui nous préoccupe par contre, ce sont les budgets qui leur seront consacrés et l'effet réel de ces investissements - souvent financés avec les impôts payés par les automobilistes - sur la fluidité du trafic routier". En traduisant en moins politiquement-faux-cul : Ce sont les automobilistes qui payent pour les foutus bus et ça roule pas mieux le matin. (Si tout cela n'est pas honteux, mon bon monsieur !). 

L'article se poursuit en faisant une analyse des budgets alloués aux transports en commun face à ceux pour l'utilisation de véhicules personnels, en comparaison avec l'utilisation réelle des deux moyens (vous suivez ?): D'après les révélations d'une enquête (?), 65% des déplacements et 71% des kilomètres se font en voiture, alors que 4% des trajets et 10% des kilomètres sont laissés aux transports en commun (chiffres tirés de l'article, ibidem).

"[...] Ces dernières années [...] trois fois plus d'impôts étaient affectés aux transports en commun qu'à l'infrastructure routière". 
Et de continuer sur les graves problèmes engendrés aujourd'hui par le retard pris par nos autorités pour combler des infrastructures de merde... 

L'article se termine en présentant la rubrique "Droit à la mobilité" qui est une série de points à améliorer sur le réseau routier belge (pas non plus disponible dans la version en ligne).






Bon, donc, si je résume sans m'énerver : Y a pas beaucoup de gens qui prennent les TEC (les TEC en général, pas uniquement ceux qui font grève à Charleroi la moitié de l'année, mais surtout en pleine semaine de rentrée ou pendant les examens scolaires);  on investit plus dans les TEC, que dans les infrastructures routières et les TEC ne changent rien à ça (et les bus en grève n'arrangeant en rien).

En dehors du fait que je suis très sceptique sur les articles citant des chiffres sans parler de leurs sources : Les "une enquête", généralement affublées d'un "scientifique", et du très lourd et très sérieux "américaine" voire même "d'une université américaine", sans donner ni de nom, ni de dates, ni de référence quelqu'elle soit ; en dehors de ce fait, donc, je trouve ça gonflé de la part de ce magazine de 

1. Parler en mon nom sans me demander mon avis. Je n'ai pas pris une carte de parti "Touring", ni signé quelque déclaration philosophique, j'ai juste besoin d'un dépannage quand ma Smart est en panne. 

2. se plaindre de trop d'investissements dans les transports en commun face au bien-être aux personnes individuelles, entendons les gens en voiture... 



En lisant les fameux articles présentés dans l'édito : "Chaînons manquant, Sur la voie d'un Trafic fluide" (ibidem), on découvre les points noirs de deux villes (Namur et Anvers), et les solutions à y apporter (par exemple, percer un tunnel sous la Citadelle ou encore faire de l'A12 une autoroute en continu)... Les idées ne sont pas mauvaises, d'ailleurs...

Tout qui a déjà essayé de traverser ou contourner Namur ou Anvers (ou n'importe quelle ville) en heure de pointe s'est confronté à une série d'embûches : Autres véhicules en nombre, feux rouges, ronds points, piétons, bus & tram (enfin, pas en Wallonie les trams) !

Et c'est tout bonnement honteux ! Comme disait Philippe Geluk : "J'en ai marre d'entendre tous les matins à la radio qu'il y a des embouteillages au carrefour Léonard quand je suis moi-même coincé dans les embouteillages au carrefour Léonard" (Docteur G, de mémoire). Mais que font la Police, le gouvernement Reynders  Van Rompuy et les APS (agent de prévention et de sécurité) ? Rien : ils vont en Bus au boulot, et le bus est pris dans les embouteillages, du coup, ils ont le temps de rien faire.


Pour terminer, je vais tenter une réponse aux articles sus-cités comme si leur auteur les lisait.

Bien-sur que la voiture reste centrale dans le mode de déplacement des Belges. Et bien-sûr que non, les transports en commun ne vont pas devenir, avec quelques millions d'investissements, la solution parfaite à tout déplacement. Les contraintes seront toujours là (horaire, ou olfactives, si vous voyez ce que je veux dire, ou plus sérieusement moins modulables qu'un véhicule personnel)

Toutefois, et par exemple, si on se base sur les (vraies) études réalisées sur le projet d'élargissement du ring de Bruxelles (voir l'article dans Le Vif ou l'explication de notre élue régionale Céline Delforge concernant l'élargissement en question), et en dehors de toute considération écologique ou environnementales, on arrive vite aux mêmes conclusions que Hugues Duchâteau, directeur du bureau Stratec, spécialiste en questions de mobilité, qui était interrogé dans le soir du 25 juillet 2008, et qui dit que, en substance, si on augmente le nombre de bandes du ring, la nouvelle capacité serait saturée en 5 à 10 ans... 

En extrapolant, parce que j'aime faire ça, et en faisant preuve d'esprit critique, on sait qu'agrandir et fluidifier le trafic en ajoutant des bandes ou en créant de nouveaux axes, ne sont pas des solutions à long terme. En effet, ce serait comme faire un ascenseur pour des bateaux énormes sur un canal, alors même qu'en amont et en aval, ces bateaux ne passent pas (pardon ?). Je veux dire qu'après avoir agrandi le ring, il faudra élargir la petite ceinture, et les axes qui y accèdent et qui sont déjà saturés, etc, etc, etc. pour le malheur des citadin-citoyens. Pareil à Namur, à Liège ou à Anvers...


D'autre part (et c'est plus dangereux), le fait d'élargir un axe, de lui donner de l'air (!) a montré que ça conforte les automobilistes à utiliser leur automobile, et ça appelle d'autres à faire de même. Et on retombe, en quelques années, à la même problématique de saturation, mais avec beaucoup plus de véhicules impliqués. 


Donc, je pense que laisser les axes bouchés et financer des alternatives de transport sont des bonnes solutions, n'en déplaise à ceux qui écoutent les infos-trafics tous les jours à l'arrêt dans les embouts.



P.S. Et -oui!, j'ai une voiture en plein centre de Bruxelles  (hooouu, honte sur moiiii), même si j'ai vécu longtemps sans, ça m'arrive souvent de l'utiliser... mais j'ai rarement le culot de râler sur un bus ou dans les embouteillages. 






Tout ça ne regarde que moi, mais vous voilà prévenu.




A bon entendeur,


J.F.
 

Par Julien Fontignie - Publié dans : Politiquement
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 20:25


Depuis plus d'un an, le Delhaize où je vais faire mes courses est équipé d'un système de scanner personnels, appelé Self-Scanning, disponible pour tout qui a sa carte-Big-Brother ; vous savez, celle qui enregistre vos habitudes, "pour mieux vous servir", mais aussi pour revendre à des tiers et vous faire de la pub personnalisée (la carte Delhaize plus, vous l'aurez compris).



L'idée du Scanner personnel est une chouette idée ! Vous scannez vous-même vos articles avant de les mettre dans le caddie. Un petit plus pour ajouter (un lecteur de code barre), et un petit moins pour retirer (suis-je bête, on a pas besoin d'Ebly, il y en a encore 12 boites dans l'armoire), et hop ! Directement dans votre sac recyclable que personne ne recycle jamais !


Et une fois arrivé à la caisse réservée (les clients sans selfs-scan n'ont qu'à faire la file ailleurs), c'est super rapide ! Le caissier (pour changer de la caissière) reprends les infos scannées et "hop!" y a plus qu'à payer.

Sauf, bien-sûr si on a un contrôle, dans ce cas, le caissier rescanne tout à la bonne vieille méthode... Parce que de temps en temps, faut pas pousser : la confiance dans le client a ses limites, il y a un contrôle pour voir que vous ne grugez pas le magasin.

Dans ce cas-là (en cas de contrôle, donc, et c'est quand votre caddie déborde de courses), et après ce signal sonore de 3 notes qui fait dire aux gens derrière vous que "leurs courses vont prendre autant de temps que sans self scan, et que ça valait bien la peine de faire tout ça si on doit attendre, parce que, ma bonne dame, vous savez, blabla-blabla" et ça leur donne l'occasion de faire papote comme à l'ancien bureau de poste, justement remplacé par un point poste dans le-dit Delhaize (rien de ne perd, etc.). 
Bref, les controles sont variables, et si vous scannez toujours juste, il y en a de moins en moins... et ils n'arrivent que quand vous êtes pressés !

Autre avantage du Self-Scan (la rapidité), c'est surtout de voir le prix de vos courses en temps réel : au fur et à mesure de vos scan, le total s'affiche ! Génial pour préparer sa monnaie (j'm'en fous, je paye toujours par carte!)


Tout ça pour ça, me direz-vous ? 
Et bien non. 
C'est un peu plus subtil que ça. 

Grâce à cette machine, j'ai pu me rendre compte des différences fréquentes entre les affichages "papier" en rayon, et le prix affiché sur ma petite machine scanner (prix que je paye vraiment) ! Pratique, pour se dire que 1,75 pour ce produit xxx c'est moins cher que les 1,89 du produit à côté.
Sauf quand le prix affiché c'est 1,75 et que le prix scanné, c'est 1,95... Dommage pour les 20 cents, et surtout pour ne pas avoir prix l'autre marque (d'ailleurs meilleure, mais c'est la crise, comme ils diraient sur R.T.Yelle).  

Ceux qui me connaissent un peu savent qu'en bon chevalier blanc, après l'avoir remarqué, et fait remarquer à mon caissier plusieurs fois pour plusieurs produits différents (qui, très honnêtement ne conteste jamais mes dires : "Ah? Le prix a changé ? Pas de problème, je vous décompte le surplus !"), je ne pouvais pas ne pas en avertir les responsables, sinon le gérant, au moins la cheffe de rayon ! 


On ne va pas déranger pour si peu, n'est-ce pas. Mais pas plus tard que tout à l'heure, j'ai remarqué que l'affichage des savons liquides pour le corps (un bain-douche, comme on dirait) était tout à fait erroné ! Le rouge pale au prix du rouge (plus cher, donc), le bleu au prix du vert (moins cher cette fois), le vert 250+50ml gratuits plus cher que le jaune 250ml en contradiction avec les affichages, etc, etc. 30cent par-ci, 25 cents par là, et c'est vite le panier de la ménagère qui devient comme les dépenses de l'état fédéral belge : impossible à payer avec son budget !


Je suis donc allé sonner à ces superbes portes en miroir (à croire qu'ils font des prix parce que tous les supermarchés ont des vitres en miroir contenant-on-ne-sait-pas-trop-quoi-de-mystérieux, à l'heure des caméras de surveillance, ça fait très salle d'interrogatoire de CSI)...  

Et quelle ne fut pas ma déconvenue d'entendre le gérant (en personne) m'envoyer bouler "Ouiiiii-heuuuu-dites-le à la caissièreuh, elle vous contera le bon prix..."). Et moi de lui répondre que tout son présentoir était mensonger, que la porte se refermait déjà, m'affichant mon reflet désemparé avec ma bouteille de shampooing pour le corps bien plus cher que son affichage dans une main et la machine de tous mes tracas dans l'autre !


Je m'en suis donc allé, dépité mais prévenu, qu'en fait, tout le monde s'en fout que tu payes plus qu'indiqué, si ça te plait pas, tu peux aussi aller te faire entuber dans une autre grande surface...



A chacun ses problèmes, dirait Pacal De Smet... Quitte à se faire entuber, autant que ce soit pour donner son sang... Mais ça, c'est une autre histoire...






Tout ça ne regarde que moi, mais vous voilà prévenu.




A bon entendeur,


J.F.
Par Julien Fontignie - Publié dans : La Criiiise
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